Féminisme : j’en fais trop ?

Le féminisme est un sujet de discorde, un gros mot pour certain.e.s ou un réel combat à mener pour d’autres. En 2017, dans le monde, les hommes et les femmes demeurent toujours inégaux. Beaucoup se battent toujours pour remédier à cela et ils sont souvent la cible de critiques. Je me considère comme féministe et je suis fière de mener ce combat entre ces milliers de personnes qui partagent mes convictions. J’ai déjà eu le droit au fameux « T’en a pas marre de parler toujours de la même chose ? ». Je vais donc expliquer, pourquoi, non, je n’en ai pas marre et pourquoi je continuerai encore à parler de féminisme.

Le féminisme : un sujet qui fait débat

Chaque femme qui se déclare féministe auprès des autres s’est déjà sentie jugée, dévisagée ou même parfois insultée pour les convictions qu’elle défend. Je vous invite à aller lire mon tout premier article si vous n’êtes pas sûr de ce qu’est vraiment le féminisme.

Si vous me connaissez, vous savez que le féminisme est une cause qui me tient à cœur et que je défends. C’est un sujet dont j’aime parler et sur lequel j’aime aussi écrire. J’ai la conviction que nos grands-mères et arrière-grands-mères ne se sont pas battues pour rien et qu’il est de notre devoir de continuer ce combat, tant qu’il en sera nécessaire.

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Pourquoi ne pas se contenter de ce que l’on a ?

Beaucoup sont septiques vis-à-vis du féminisme. J’ai souvent entendu dire : « En France, vous êtes vachement libres quand même » ou le petit « Vous n’êtes jamais contentes ! » glissé entre deux ou trois blagues. Mesdames, contentez-vous de ce que vous avez et fermez-là, si je devais reformuler ce genre de remarques, qui se veulent « bienveillantes ».

Contentez-vous de votre travail, même si vous êtes moins payée qu’un homme.

Faites un choix entre votre désir de fonder une famille et votre carrière.

Évitez de porter des jupes si vous rentrez seule en métro, après une soirée. Vous savez bien que ça « craint » dans les transports.

Laissez les hommes décider à votre place si, oui ou non, vous êtes prêtes à avoir un enfant. (L’Interruption Volontaire de Grossesse est un droit acquis par les françaises en 1975, grâce à la loi Veil.)

C’est pour les raisons citées ci-dessus et toutes celles que je n’aurais pas le temps citer que je continuerai d’être féministe et de défendre nos droits. Pour ces femmes qui l’ont fait avant moi et pour celles qui le feront après. Je n’arrêterai pas d’en parler, d’écrire, d’aller protester et de m’opposer à ce qui porte atteinte à mes droits tant que les femmes seront la cible du sexisme ordinaire, du harcèlement et de toutes les violences sexistes et sexuelles confondues.

Les femmes : la première cible

Récemment, la nouvelle première dame Brigitte Macron, a été la cible du sexisme ordinaire. Les « blagues » ciblaient la différence d’âge entre elle et son mari, le nouveau Président de la République. Que l’on soit partisan ou non d’Emmanuel Macron, pourquoi s’attaquer à leur couple mais surtout au fait que sa femme soit plus âgée que lui ? Cette banalisation du sexisme contribue à dévaloriser les femmes avec l’humour comme justification. Bizarrement, lorsque l’inverse se produit et que l’homme est plus âgé que la femme, nous n’entendons plus rien. Donald Trump et Melania Trump ont 23 ans d’écart, Johnny et Laeticia Hallyday avaient 31 ans d’écart, Céline Dion et René Angelil avaient 24 ans d’écart.

Restons en politique. Emmanuel Macron, durant sa campagne, avait mentionné que, s’il était élu, le Premier Ministre pourra être Une Première Ministre. Quelle surprise lorsqu’Edouard Philippe a été nommé. Personne ne s’en serait douté … Oui, la parité est respectée : 11 femmes et 11 hommes ministres. Cependant, il suffit de creuser un petit peu pour se rendre compte qu’on s’est encore faites avoir. La plupart des femmes nommées occupent des postes à moins hautes responsabilités que les hommes. Comme le mentionne Georgette Sand dans un communiqué publié sur sa page facebook : elles occupent des postes à la limite des clichés : santé, solidarité, culture, etc. UN ministre de la justice, UN ministre de l’Intérieur, Un ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, je ne vais pas tous les faire mais vous avez compris, encore une fois, les compétences des femmes en politique sont largement sous-estimées et occultées.

Ce qu’il faut retenir

Tant que les hommes tueront leur femme, harcèleront dans les transports en commun, violeront, agresseront, tant que nos politiques voteront contre l’égalité salariale, tant qu’ils voudront toucher aux droits que nous avons acquis, tant que les femmes n’auront pas accès à des postes à hautes responsabilités, tant qu’une femme ne pourra pas allaiter son enfant où elle le souhaite, dans n’importe quel lieu public, tant que les personnes qui ont leurs règles n’auront pas accès à l’éducation, tant que l’on fera des femmes des esclaves sexuelles vendues aux organisations terroristes, tant que les femmes et filles seront les premières victimes de la crise et de toutes les inégalités, nous continuerons à nous battre et à protester. Ce n’est pas normal. Ne vous contentez pas de ce que vous avez ou de ce qu’on vous donne. Rien n’est jamais acquis éternellement. Battez-vous. Et ne laissez jamais quelqu’un vous laisser croire que vous ne valez rien ou que vous ne pouvez pas réussir.

La citation qui m’inspire

« Quand le monde entier reste silencieux, une seule voix peut faire la différence. » Malala Yousafzai
 Malala Yousafzai

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